Broderie & Créatifpar Claire M.

Broderie de Lunéville 2026 : la technique du crochet expliquée

L'essentiel

Crochet, métier tendu, tulle ou organza : comment fonctionne la broderie de Lunéville, d'où elle vient et comment débuter sans se décourager.

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Broderie de Lunéville 2026 : la technique du crochet expliquée

J'ai tenu un crochet de Lunéville pour la première fois lors d'un stage d'une journée, en sortant de dix ans de point de croix. Je pensais que mes mains sauraient faire. Pendant la première heure, elles n'ont rien su faire du tout. Le crochet ressortait vide, la boucle filait, le fil s'emmêlait sous le métier, là où je ne pouvais pas le voir. Vers onze heures, d'un coup, la chaînette s'est mise à avancer toute seule, régulière, rapide, presque hypnotique. C'est ce moment-là que je veux vous expliquer.

La broderie de Lunéville est une technique de broderie au crochet, née à Lunéville en Lorraine au début du XIXe siècle : on travaille sur un tissu fin tendu sur un métier, avec un petit crochet emmanché qui forme un point de chaînette et permet de poser très vite perles, paillettes et fils. C'est la technique qu'on retrouve aujourd'hui dans les ateliers de broderie de haute couture.

Dans ce guide, je vous raconte son histoire, documentée par l'inventaire du patrimoine culturel immatériel, je vous explique le geste pas à pas, le matériel indispensable, les applications concrètes, et ce qu'une brodeuse de point de croix doit désapprendre pour s'y mettre.

Qu'est-ce que la broderie de Lunéville ?

La broderie de Lunéville regroupe deux savoir-faire nés dans la même ville de Meurthe-et-Moselle : le point de Lunéville, une chaînette brodée au crochet sur tulle de coton pratiquée de 1810 à 1940 environ, et la broderie perlée et pailletée, mise au point vers 1865, qui utilise le même crochet pour poser des perles et des paillettes enfilées à l'avance.

Une broderie née de l'arrivée du tulle

Tout commence par un tissu. Le métier à tulle est inventé en 1808, et le métier Bobin conçu à Nottingham permet bientôt de fabriquer un tulle noué, fin, transparent et solide. Les brodeuses lorraines veulent imiter la dentelle sur ce nouveau support. Elles brodent d'abord à l'aiguille, puis adoptent un petit crochet qui va beaucoup plus vite : le point de Lunéville est né.

La Lorraine sort alors d'une longue crise de la broderie. La fiche d'inventaire du ministère de la Culture rappelle qu'on comptait déjà 4 000 à 5 000 ouvrières autour de Nancy en 1805, et 700 à Lunéville même en 1827. Beaucoup travaillaient à domicile, ce qui rend les chiffres approximatifs. Les brodeuses exécutant le point de Lunéville portaient un nom officiel : les « Lunévilleuses ».

1865 : les perles entrent dans la boucle

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la broderie mécanique concurrence durement le point de Lunéville, entièrement manuel. La réponse lunévilloise est astucieuse. On enfile des perles à l'avance sur le fil qui sert à faire la chaînette, et à chaque boucle formée par le crochet, une perle vient se loger dans le point. Le gain de temps est énorme par rapport à la pose perle par perle à l'aiguille. C'est la naissance de la broderie perlée et pailletée, vers 1865, et c'est elle qui a fait la fortune de la technique dans la mode.

La production lunévilloise décline à la fin du XIXe siècle et s'arrête vers 1940. Le point de Lunéville sur tulle tombe pratiquement dans l'oubli. Il doit sa renaissance au Conservatoire des broderies de Lunéville, fondé en juin 1998 par Maryvonne François-Remy dans le château de la ville, qui l'enseigne de nouveau depuis le début des années 2000. Les savoir-faire du point de Lunéville et de la broderie perlée et pailletée figurent aujourd'hui à l'inventaire national du patrimoine culturel immatériel.

Lunéville, tambour, crochet : une question de vocabulaire

Les mots se mélangent souvent, alors clarifions :

  • le tambour désigne historiquement le métier rond sur lequel on tend le tissu, et par extension la broderie au crochet sur ce métier, connue en Inde et en Europe bien avant Lunéville ;
  • la broderie de Lunéville est la déclinaison lorraine de ce principe, avec son crochet spécifique et ses applications au tulle puis aux perles ;
  • la broderie haute couture est le nom commercial qu'on lui donne souvent dans les stages, parce que les ateliers parisiens travaillant pour les maisons de couture l'utilisent massivement.

Les trois expressions désignent donc un geste très proche. Ce qui change, c'est l'outil exact, le support et l'usage.

Comment utiliser un crochet de Lunéville ?

Dessin de 1810 d'une jeune femme brodant au crochet sur un métier à tambour tendu, une main au-dessus et une main sous le tissu
Marie-Thérèse-Baptistine Hains à son métier, dessin de Jean-Baptiste Paulin Guérin, 1810 : la position des mains n'a presque pas changé depuis. Domaine public, via Wikimedia Commons.

Pour broder au crochet de Lunéville, on tient le crochet d'une main au-dessus du tissu tendu, et l'autre main, sous le métier, tient le fil : le crochet traverse le tissu, attrape le fil dessous, le remonte en boucle, puis repique un peu plus loin à travers cette boucle pour former une chaînette continue.

La position de travail

La différence majeure avec la broderie à l'aiguille, c'est que vous ne voyez jamais votre main du dessous. Elle travaille à l'aveugle. La main du dessus (la droite chez une droitière) tient le crochet verticalement, comme un stylo très redressé. La main du dessous tient le fil, qui part directement de la bobine posée sur vos genoux ou sur un support, et le présente au crochet.

C'est pour ça qu'on brode au métier et pas au cerceau à la main : il faut avoir les deux mains libres. Le métier repose sur deux tréteaux ou contre une table, à hauteur de coudes.

Bonne nouvelle pour les gauchères : la fiche d'inventaire précise que le crochet de Lunéville s'utilise indifféremment par les droitiers et les gauchers. Il suffit d'inverser les rôles des deux mains, sans adapter l'outil.

Le geste en cinq temps

  1. Piquer. Le crochet traverse le tissu, crochet (l'encoche) tourné dans la direction où vous allez avancer.
  2. Enrouler. Sous le tissu, la main du dessous passe le fil autour de la tige du crochet, d'arrière en avant.
  3. Tourner. On fait pivoter le crochet d'un demi-tour pour que l'encoche retienne le fil. C'est LE temps que tout le monde rate au début.
  4. Remonter. On remonte en tirant doucement : une boucle de fil sort au-dessus du tissu.
  5. Avancer. Sans lâcher la boucle, on repique 1 à 2 mm plus loin. Le fil de la boucle précédente se retrouve bloqué, et la chaînette se forme.

Sur l'endroit du tissu, on voit une chaînette. Sur l'envers, une ligne de petits points droits. Pour arrêter, on fait quelques points minuscules sur place, et on coupe le fil.

Le cas des perles et des paillettes

Pour la broderie perlée, la logique s'inverse : on travaille sur l'envers du tissu. Les perles ou paillettes sont enfilées sur le fil de la bobine avant de commencer. La main du dessous fait glisser une perle contre le tissu, le crochet vient chercher le fil juste derrière elle, et la boucle de chaînette la plaque contre l'étoffe. Quand on retourne l'ouvrage, les perles sont alignées sur l'endroit, tenues par une chaînette invisible.

Je vous conseille vivement de ne pas commencer par là. Maîtrisez d'abord la chaînette seule sur au moins deux ou trois mètres de lignes droites et de courbes. Le jour où la boucle ne vous échappe plus, les paillettes suivent naturellement.

Quel matériel pour débuter ?

Pour débuter la broderie de Lunéville, il faut un crochet à manche avec une pointe de taille 70 ou 80, un métier à broder qui maintient le tissu parfaitement tendu, une étoffe fine et transparente (organza ou tulle) et une bobine de fil fin résistant, en coton ou polyester.

Le crochet et ses pointes

Le crochet de Lunéville se compose d'un manche, souvent en bois, dans lequel on visse une petite aiguille à encoche. Les pointes se changent selon le travail : on les trouve en général de la taille 70 à la taille 120, la plus fine servant aux perles les plus petites. Pour un premier essai, une pointe 70 ou 80 est le choix le plus courant.

L'outil a lui-même évolué : les modèles anciens, destinés au tulle, avaient une extrémité ne servant qu'à traverser les mailles. Les modèles actuels ont une pointe capable de transpercer un tissu tissé, ce qui a ouvert la voie à la broderie perlée sur organza, mousseline ou satin.

Un réflexe utile : marquez le côté de l'encoche sur le manche, avec un point de vernis ou une vis orientée dans le même sens. Vous saurez toujours, sans regarder sous le métier, dans quelle direction votre crochet est tourné.

Le métier

Au Conservatoire de Lunéville, les métiers mesurent 1,20 m : deux barres principales sur lesquelles on coud le tissu, et deux lattes perforées qui coulissent dans les mortaises pour régler la largeur. C'est un vrai meuble d'atelier. Pour débuter à la maison, un métier à lattes plus petit, ou à défaut un grand tambour rond posé sur un support de table, fait l'affaire, à condition que le tissu sonne comme une peau de tambour quand on le tapote.

C'est là que se jouent la moitié des échecs : un tissu mou, et le crochet entraîne l'étoffe au lieu de la traverser proprement.

ÉlémentPour débuterPour aller plus loinBudget indicatif
CrochetManche bois + pointe 70 ou 80Jeu de pointes de 70 à 12015 à 40 €
MétierTambour rond de 30 cm sur pied de tableMétier à lattes et tréteaux30 à 250 €
SupportOrganza synthétiqueTulle de coton, organza ou mousseline de soie8 à 40 € le mètre
FilPolyester fin en bobineFil de coton ou de soie fin3 à 10 €
FournituresRocailles 11/0, paillettes de 4 mmTubes, strass, sequins façonnés5 à 30 €

Les prix sont des fourchettes observées en mercerie spécialisée et peuvent varier selon les marques. Pour une première soirée d'essai, un kit d'initiation crochet + organza + fil suffit largement.

Le support : tulle, organza ou mousseline

Le tulle de coton est le seul support du point de Lunéville traditionnel. Sa structure à trois fils forme un réseau régulier où le crochet passe sans rien déchirer. Il reste aujourd'hui assez difficile à trouver en dehors des fournisseurs spécialisés.

L'organza est le support le plus recommandé pour apprendre. Transparent, il permet de reporter le dessin sur l'envers et de voir son fil à travers. Ferme, il se tend bien. Mon conseil : commencez par un organza synthétique bon marché et un fil polyester. Vous allez en gâcher beaucoup, et c'est très bien comme ça.

La mousseline de soie est réservée aux brodeuses déjà à l'aise : elle est plus souple et pardonne moins une tension irrégulière.

Ce que l'on brode au crochet de Lunéville

Robe de cocktail Yves Saint Laurent de 1965 en gaze blanche brodée de rayures en zigzag de perles et de paillettes
Robe de cocktail Yves Saint Laurent, vers 1965 : gaze blanche brodée de zigzags de paillettes et de perles. Photo Mabalu, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

On brode au crochet de Lunéville trois grandes familles d'ouvrages : les broderies de mode et de haute couture couvertes de perles et de paillettes, les broderies au fil seul sur tulle qui imitent la dentelle, et des pièces décoratives ou artistiques encadrées.

La haute couture

C'est l'usage le plus célèbre. Les grandes maisons parisiennes s'appuient sur des ateliers de broderie qui posent au crochet des milliers de paillettes et de perles sur une seule robe. Sans cette technique, des pièces entièrement brodées seraient économiquement impossibles : la pose à l'aiguille, perle par perle, demanderait un temps démesuré. La robe de cocktail en photo ci-dessus, avec ses zigzags pailletés, illustre très bien ce rythme répétitif que le crochet rend possible.

La broderie sur tulle, façon dentelle

Le point de Lunéville sur tulle permet de dessiner des motifs fins, rinceaux, fleurs, feuillages, qui donnent l'illusion d'une dentelle. On remplit parfois une zone par des lignes de chaînette serrées, puis on découpe le tulle autour : c'est ainsi qu'on obtient un motif détaché, applicable sur un autre vêtement. Cette pratique artistique reste rare, et c'est justement ce qui la rend précieuse.

Les pièces décoratives

Les brodeuses de loisir utilisent beaucoup le crochet pour des pièces plus petites : broches, bijoux textiles, cols amovibles, motifs pailletés encadrés, insignes et écussons. C'est aussi une technique très complémentaire du goldwork : les fils d'or et les cannetilles se posent à l'aiguille, les paillettes et les fonds perlés au crochet. L'image d'ouverture de cet article montre exactement ce mélange, réalisé par la brodeuse néerlandaise Monique van Munster.

Pour une brodeuse de point de croix : ce qu'il faut désapprendre

C'est l'angle dont on parle rarement dans les tutoriels. Une brodeuse de point de croix a trois habitudes qui la freinent au crochet :

  • compter. On ne compte rien en Lunéville. On suit un tracé reporté sur le tissu, au crayon ou à la craie, et c'est l'œil qui juge la longueur du point (1 à 2 mm) ;
  • regarder ses deux mains. Au point de croix, on voit l'aiguille entrer et sortir. Ici, la main du dessous travaille seule. Il faut accepter de lui faire confiance ;
  • tirer le fil. Au point de croix, on règle la tension en tirant l'aiguillée. Au crochet, la tension vient du fil qui glisse entre les doigts du dessous, jamais d'une traction sur la boucle.

Le premier atout d'une brodeuse de point de croix, en revanche, c'est la patience et la régularité. Ça, ça se transfère très bien.

« Au crochet de Lunéville, c'est la main qu'on ne voit pas qui fait le travail. Celle du dessus ne fait que lui rendre visite. »
Atelier de couture de la maison Paquin vers 1910, ouvrières penchées sur leurs ouvrages autour de longues tables
Ouvrières de la maison de couture Paquin, vers 1910 : à la même époque, la broderie restait la première activité économique du Lunévillois. Photographe inconnu, CC0, via Wikimedia Commons.

Où et comment apprendre ?

Le moyen le plus efficace d'apprendre la broderie de Lunéville est un stage en présentiel d'au moins une journée, parce que le geste du crochet se corrige beaucoup mieux quand quelqu'un regarde votre main sous le métier ; les cours vidéo sont un bon complément pour s'entraîner ensuite chez soi.

Le Conservatoire, à Lunéville

Le Conservatoire des broderies de Lunéville François-Remy, installé dans l'aile sud du château, est la seule structure à enseigner le point de Lunéville sur tulle. Son école de broderie d'art fonctionne par sessions de quatre jours, à la carte, de une à dix sessions selon les objectifs. Elle forme aussi bien des brodeuses de loisir que des professionnelles, jusqu'au CAP. L'espace d'exposition de 300 m² est ouvert au public les après-midis : si vous passez en Lorraine, c'est une visite qui remet beaucoup de choses en perspective.

Les ateliers ailleurs en France

Pour la broderie perlée et pailletée, l'offre est beaucoup plus large : ateliers de broderie haute couture à Paris, cours dans des merceries à Lille ou Lyon, initiations de trois heures pour découvrir la mise en place du métier, la chaînette, les départs et les arrêts. Une initiation courte suffit pour savoir si le geste vous plaît.

Mon plan pour les quatre premières semaines

  • Semaine 1 : chaînette seule, en lignes droites, sur organza. Une demi-heure par jour, pas plus : les avant-bras fatiguent vite au début.
  • Semaine 2 : courbes et cercles, en gardant un point de 1,5 mm constant.
  • Semaine 3 : premières paillettes plates de 4 mm, enfilées sur le fil, posées en ligne.
  • Semaine 4 : un petit motif complet de 5 cm, une feuille ou une étoile, mêlant chaînette et paillettes.

Je déconseille de vous lancer dans un projet vêtement avant d'avoir terminé ce petit motif. La broderie perlée alourdit le tissu, et une tension mal maîtrisée finit en fronces impossibles à rattraper.

À plus long terme, le crochet de Lunéville est l'une des rares techniques où la vitesse vient vraiment avec la pratique. Les brodeuses professionnelles posent des rangs de paillettes à un rythme qui semble irréel la première fois qu'on les regarde. Vous n'en serez pas là dans un mois. Mais au bout de quelques semaines, la chaînette deviendra un geste presque inconscient, et c'est à ce moment-là que la technique devient vraiment plaisante.

FAQ • Broderie de Lunéville
Les questions les plus posées sur la broderie de Lunéville
Qu'est-ce que la broderie de Lunéville ?

C'est une technique de broderie au crochet née à Lunéville, en Lorraine, au début du XIXe siècle. On forme un point de chaînette sur un tissu fin tendu sur un métier, d'abord sur tulle de coton, puis, à partir de 1865 environ, pour poser des perles et des paillettes.

Quelle est la différence entre broderie de Lunéville et broderie au tambour ?

Le tambour désigne la broderie au crochet sur un métier tendu, connue depuis longtemps en Inde et en Europe. La broderie de Lunéville en est la version lorraine, avec son propre crochet et son application au tulle puis aux perles et paillettes.

Quelle taille de crochet de Lunéville choisir pour débuter ?

Une pointe de taille 70 ou 80 est la plus utilisée pour débuter. Les pointes vont généralement de 70 à 120 et se choisissent selon l'épaisseur du fil et la taille des perles ou paillettes.

Sur quel tissu apprendre la broderie de Lunéville ?

L'organza est le support le plus conseillé pour apprendre : il est transparent, ferme et se tend bien. Le tulle de coton est le support traditionnel du point de Lunéville, la mousseline de soie est à réserver aux brodeuses expérimentées.

Peut-on faire de la broderie de Lunéville avec un cerceau ?

Oui, à condition que le cerceau soit fixé sur un support de table ou un pied, car il faut garder les deux mains libres : l'une au-dessus avec le crochet, l'autre en dessous avec le fil. Le tissu doit être tendu très fermement.

Pourquoi brode-t-on les perles sur l'envers ?

Parce que les perles sont enfilées à l'avance sur le fil qui se trouve sous le métier. En travaillant l'envers face à soi, chaque perle glisse côté endroit et la chaînette la plaque contre le tissu. On découvre le résultat en retournant l'ouvrage.

La broderie de Lunéville convient-elle aux gauchers ?

Oui. Le crochet de Lunéville s'utilise indifféremment par les droitiers et les gauchers : il suffit d'inverser le rôle des mains, la main dominante tenant le crochet au-dessus du métier.

Combien de temps faut-il pour maîtriser le crochet de Lunéville ?

La chaînette de base s'acquiert en quelques heures de stage, mais il faut généralement plusieurs semaines d'entraînement régulier pour obtenir un point constant et commencer à poser perles et paillettes avec aisance.

Tags

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Claire M.· Rédactrice — Broderie & Créatif

Passionnée de point de croix depuis l'enfance, Claire partage grilles gratuites, tutoriels et inspirations pour tous les niveaux.

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